La bêtise au cinéma est égale à l’homme : elle est sans limites, un puits sans fond dans lequel sombrent tous les fantasmes dégénérés de réalisateurs malsains ne craignant guère l’auto-parodie. Et quand une caméra est donnée à l’un d’entre eux et qu’en plus il est japonais, alors il accouche d’une macédoine de sexe, de tentacules et de tubes en plastique.
Directement inspiré d’un monument du cinéma d’animation japonaise, j’ai nommé Urotsukidoji, Exorsister en est la version avec des acteurs réels. Avec un titre pareil, cela sent les bas-fonds du Z me direz-vous : exactement, là on est dans les égouts jusqu’au cou !

Budget tubes en plastique du film : 40 yens

L’histoire est simple : des monstres venus des enfers sont devenus fous à force de trainer dans une discothèque abandonnée et décident de tripoter toutes les nippones qui passeront sous leur nez. Alors ils enfilent leurs plus belles tentacules (bon moyen de contourner la censure, au japon des années 80, point de vulves ou de poil pubiens), réservent une chambre d’hôtel et agressent sexuellement de pauvres filles qui n’ont certainement jamais vu de pieuvres comme ça dans leur vie. Heureusement une motarde se dresse contre la libido de ces créatures mi-poulpes mi-hommes et sauvera l’humanité.

Exorcister : la preuve que les pieuvres sont lubriques

La série comptera quatre films et donnera le ton pour la création d’un nouveau genre de film porno : le tentacle porn qui a fait rentrer (de force ?) les octopus dans l’histoire du cinéma.