Highlander 3 : à travers les siècles, il ne peut en rester qu’un !
Après un précédent replay consacré au Highlander 2, Le Retour (Lire l’article ici) de Russel Mulcahy, intéressons nous maintenant au Highlander 3 du clippeur Andy Morahan, sorti au cinéma en 1995. Si cet Highlander est le troisième volet de la saga, il est en réalité, de l’aveu même de Christophe Lambert, la suite directe du premier opus. Comme pour faire oublier la débâche artistique et critique de l’obscur Highlander 2, Morahan inclut en guise de prologue à son film, un court résumé des événements précédents avec uniquement des images du premier film. La jonction est ainsi faite entre le premier volet et le troisième, Highlander 2 n’existe plus.
Le tournage d’Highlander 3 est l’occasion pour Christophe Lambert de retrouver son partenaire et ami, Mario Van Peebles, avec qui il avait joué deux ans auparavant dans Deux doigts sur la gâchette (Voir la bande annonce originale ici). Le duo gagnant qui faisait équipe dans Gunmen, va cette fois-ci se livrer un duel sans merci pour obtenir le Quickening. Entre les immortels Russell Nash/Connor Mac Leod (Christophe Lambert) et Kane (Mario Van Peebles), il ne peut en rester qu’un !
Même si cet Highlander 3 est une resucée de l’original sans réelle surprise, il s’inscrit néanmoins efficacement dans la continuité du premier volet et reste cohérent avec le récit du personnage de Connor Mac Leod. En plus des combats spectaculaires à l’épée, à grande renfort de pyrotechnies, Highlander 3 multiplie élégamment les flashbacks, nous transportant à des époques différentes : du Japon féodal à la révolution française en passant par le New York des années 90. Fidèle à l’esprit épique de l’original et aux ingrédients qui ont fait son succès, Highlander 3 reste à ce jour le meilleur film de la saga, après l’original de Russel Mulcahy.
Mais ce qui restera de cet Highlander 3 est sans conteste sa bande originale avec le titre inoubliable Bonny Portmore, interprété par l’auteure-compositrice-interprète Loreena McKennitt, En effet, le morceau épouse à merveille les décors de légende des hautes terres d’Ecosse, dans lesquelles Connor Mac Leod est né il y a 500 ans et revient de nos jours, pour s’entraîner avant son duel final l’opposant au sorcier immortel Kane. La force, l’émotion et la grâce dégagées par la musique celtique de Loreena McKennitt, égalent sans difficultés la BO de Queen du premier Highlander et en particulier le poignant Who Wants To Live Forever.
Ci-dessous, Bonny Portmore de Loreena McKennit dans Highlander 3 (1995), suivi de Who Wants To Live Forever de Queen dans Highlander (1986) :
